En relisant le document du Concile Vatican II, et en nous attardant surtout sur le document liturgique Sacrosanctum Concilium, nous décelons beaucoup de richesses qui nous aident à dégager certains indices susceptibles de construire la théologie de la liturgie.
1. La piste christologique
À travers SC n°7, « nous découvrons que le Christ est toujours présent dans son Église… » : deux mots sont ici importants à retenir : présence et sacerdotal.
2. La piste sotériologique
Sacrosanctum Concilium n°6 dit : « Comme le Christ fut envoyé… » La liturgie est action : c’est l’histoire du salut, entendue non comme pensée et annonce, mais comme action historique salvifique.
3. La piste ecclésiologique
Selon SC n°10, la liturgie montre le sens de l’Église et dit pourquoi elle existe. La liturgie est source et sommet.
4. La piste eschatologique
Avec Lumen Gentium n°50, dans la liturgie terrestre, nous participons, en goûtant d’avance à celle céleste.
La théologie liturgique porte à considérer la célébration comme sommet où le fidèle « fait théologie », en ce sens qu’il vit le mystère du Christ, en fait l’expérience et s’en nourrit.